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Pour ceux qui ne connaissent pas encore Jodorowsky, scénariste de bandes-dessinées, Chilien d’origine, auteur de l’Incal, la Caste des Méta-Barons, Bouncer, Juan Solo, Technopères et d’autres encores…

Il s’est aussi fait connaître au travers certains films, qu’il a réalisés comme  « la montagne sacrée », ou dans lesquels il a joué; Mais je m’attarderai pas dessus car je ne les ai pas vu mais ils m’ont l’air assez gratiné dans la démence, la parano, et le gore.

L’homme ne laisse pas non plus indifférent par sa personnalité et son caractère décalé. Certains le voient comme un gourou, un maître spirituel, car il s’intéresse de près au tarot et tout ce qui touche à l’occulte. Ses détracteurs n’y voient qu’un fou de plus, qui essaye de convaincre par sa prétendue sagesse et ils s’en énervent souvent.

Moi personnellement, j’ai été fasciné par ses scénarios de bd qui sont souvent « trash » mais dont il fait émerger aussi une sorte de magie. La plupart de ces ouvrages sont axés science-fiction avec un univers fantastique souvent empreints de symbolique et de métaphore. Il a aussi réussi à s’entourer de dessinateurs qui retransmettent très bien son univers, je pense à Moebius avec qui il a participé pour la série « L’incal ». il existe aussi deux autres séries, « Avant l’Incal » et « Après l’Incal » mais qui sont nettement moins bonnes et auxquelles Moebius n’a pas participées. L’histoire est basée autours d’un anti-héros, couard, et pessimiste qui se voit obligé de sauver le monde.

Dans le même genre on retrouvera la caste des Méta-Barons avec Juan Gimenez, qui est terrible, et les Technopères avec Zoran Janjétov, deux séries futuristes qui portent sur l’évolution de jeunes personnage dans des sociétés très violentes qu’ils ont envie de changer grâce à leur jeunesse et leur idéaux.

« Juan Solo » est un peu différent car n’est pas de la science fiction et l’histoire se passe en amérique latine (les dessins m’ont fait pénétrer cet univers comme si j’y était, avec les couleurs, les odeurs et les musiques). Cependant il s’agit aussi ici d’un parcours initiatique, celui d’un enfant qui a été jeté dans une poubelle à sa naissance, recueilli par un nain travlo prostitué, et qui devient un tueur sanginaire sans foi ni loi. C’est un véritable chef d’oeuvre… Dans la même idée de parcours initiatique, il y a le « Lama Blanc » qui raconte l’histoire d’un enfant blanc anglais qui est recueilli par des moines tibétains et qui s’avère être la réincarnation du Grand Lama.

Le « Coeur Couronné » est aussi pour moi un véritable chef d’oeuvre et se déroule en trois tomes empreints de chamanisme, de spirituel, voire de religieux.

Pour ceux qui ne connaisse donc pas ce fabuleux auteur, je vous conseille d’essayer ce voyage au travers sa littérature troublante, qui va vous secouer bien fort.

Si vous avez aimez  le  « Grand Pouvoir du Chninkel »,  le film « The Wall » des Pink floyd ou encore « 2001, l’Odyssée de l’Espace » de Kubrik, vous apprécierez ces bd.

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A moins d’avoir vécu dans votre enfance la douloureuse expérience d’assister au suicide de votre animal de compagnie, ce petit bouquin devrait vous faire marrer. Andy Riley explore de manière assez exaustive comment en finir avec la vie lorsque l’on est un petit lapin blanc. Ecrasé, découpé, cramé, pulvérisé, haché, transpercé, tout y passe. Mais la petite boule de poil ne manque pas d’ingéniosité ! 🙂

Disponible à Peinture Fraîche et chez nous !

Le grand cahier T1. Le grand cahier – Agota Kristof

Petit récit sordide et déconcertant, narré par deux gamins détraqués par la cruauté du monde…

Il faut aimer le style incisif d’Agota Kristof ! Personnellement j’en raffole… 🙂

Si vous êtes conquis, ce petit chef d’oeuvre intègre une trilogie : T2. La preuve, T3. Le troisième mensonge

Une exécution ordinaire

9 novembre 2008

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Je viens de finir un bouquin et, comme vous pouviez vous en douter, il s’appelle « Une exécution ordinaire » de Marc Dugain paru chez Gallimard et maintenant en folio poche (moins cher, plus petit…). Je l’ai acheté suite à avoir lu une critique dans le soir à la fnac car il me fallait un livre. Marc Dugain est un écrivain français qui a entre autres écrit « La chambre des officiers » pour ceux qui connaissent le livre ou le film qui en a été tiré.

Une exécution ordinaire est un livre qui est inspiré du naufrage du Koursk et de la politique russe de Staline à Poutine à travers différents points de vue, liés, bien évidemment. C’est un livre qui est bien écrit, pas très difficile à lire et qui est vraiment intéressant. En effet, j’y commais rien à la Russie, sauf ce que tout le monde sait de son cours d’histoire, et ce roman aborde plusieurs points la concernant sans nous embrouiller dans quelque chose de hyper référencé qui demande, pour pouvoir le lire, un background impressionant.

En bref, c’est pas LE bouquin, mais c’est chouette à lire et on en ressort moins con ce qui est finalement plutôt un point positif.

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Les amis, si ce n’est déjà fait, je vous recommande vivement la lecture des « Piliers de la terre ». Ken Follett nous entraîne pendant 1050 pages (et je vous assure qu’on en redemanderais) dans une saga médiévale interminable. L’histoire se déroule dans l’ Angleterre du XII siècle à l’époque où les bâtisseurs rêvaient de construire les plus grandes cathédrales du pays. Dans ce contexte, l’auteur nous fait découvrir la vie d’une dizaine de personnages amenés à se rencontrer, à se trahir, à s’espionner, à se battre,… .

Bon, ce n’est pas du Victor hugo mais il n’empêche que c’est réellement bien écrit, historiquement juste et incroyablement captivant! Ca fait le même effet qu’une bonne série télé…on veut toujours en savoir plus, on a du mal à s’arrêter, on a besoin de notre ration quotidienne 🙂

Pour l’avoir moi même « pratiqué », je crois que c’est le roman idéal en voyage (…il suffit de quelques lignes pour se replonger dans l’histoire…) donc Jul B. si tu me lis, je te le conseille pour ton trip en Afrique du Sud!

L’ombre du vent

3 novembre 2008

Tout modeste lecteur que je suis; j’ai lu ce bouquin par hasard ces vacances… Grosse brique (500-600 pages), mais ça se boit comme du petit lait.

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.
Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.