Defendor

2 mai 2010


J’ai regardé Defendor l’autre jour et j’ai adoré. C’est drôle, touchant et intelligent. J’en veux plus des films comme ça !

La seule chose qu’Arthur demande, c’est que vous ne l’appeliez pas par son prénom. Arthur répond désormais au doux surnom de Defendor, super-héros miteux qui parcourt les rues pour combattre les crimes. Après une série de rencontres avec le commissaire local et une jeune prostituée, Defendor se met en tête d’arrêter le trafic du (fictif) Captain Industry, et nuit involontairement aux agissements d’un (vrai) baron de la drogue.

Ils en montrent un peu trop dans la bande-annonce, mais la voici quand même :

Extrait d’une très bonne critique :

(…) Pourtant, le film ne s’enferme pas dans son côté grosse parodie avec musique triomphante et blagues acérées.
Stebbings va bien plus loin dans son écriture de personnages et ne tombe pas dans la facilité.
Faire d’un personnage un sympathique bonhomme qui cherche le bien de tout le monde tout en étant un peu fou (au sens littéral du terme) est dur, surtout lorsque le film ne cède pas à une énième analyse de sa quelconque maladie.
Aidé par son seul ami (Michael Kelly de L’Armée des morts), il est évident qu’Arthur a été mal éduqué, abandonné par sa mère lorsqu’il était très jeune (scène d’adieu déchirante en flash-back), et souffre de quelques problèmes mentaux.
Mais le film ne tente jamais de les résoudre ou même de les expliquer. La vérité est qu’il pense être un super-héros, un vrai super-héros capable d’aider les gens. Le film se construit de telle façon que l’on ne sait pas si la psychiatre assignée à Arthur (Sandra Oh) se trouve là pour le mettre en prison ou pour l’analyser réellement.
La vérité réapparaît dans la dernière partie du film, où l’intrigue « passé » (Defendor contre Captain Industry) et l’intrigue « présente » (le tribunal d’Arthur pour avoir agressé un innocent) se rejoignent et finissent en beauté.
Le personnage secondaire de Kat Dennings, la prostituée, prend alors tout son sens dans cette dernière partie où l’identité et les raisons de l’agression sur cet innocent prennent un sens réellement concret.

Avec une notion de ce qu’est réellement la justice (et le Bien/Mal) très travaillée, Stebbings finit son film de la manière la plus idéale qui soit, réussissant à arracher quelques larmes de plus avec des scènes pourtant très simples. Là réside la plus grosse qualité du film : derrière son image de petit long-métrage sans gros budget se cache en fait une excellente reprise des thèmes du super-héros, et une réalisation d’une classe absolue.

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Die Antwoord

30 avril 2010

De bon matin, tout chaud dans ma boîte mail :

Alors là, ça faisait longtemps que j’avais plus entendu un truc aussi
bizarre et fascinant. (…)

Il n’en faut pas plus pour chercher un peu et bien démarrer la journée !

Voici Die Atwoord !

Si vous pensez que le truc le plus dégénéré trouvable actuellement en Afrique du Sud, c’est Michael Vendetta, détrompez-vous — même si bon, vous n’avez pas totalement tort. Le groupe local Die Antwoord, découvert via Boing Boing, vaut clairement le détour pour les amateurs de clips et musiques improbables. La preuve avec le clip de Zef Side, qu’on peut qualifier de curiosité.

La Die Antwoord crew se compose de trois membres : Ninja (maître du « Zef rape-rave »), Yo-Landi Vi$$er (une « riche salope futuriste »), et DJ Hi-Tek (le « beat-monster »). Leur album $O$ est écoutable sur leur site (qui annonce la couleur en déclarant : taking over the Interweb). Les énergumènes s’y décrivent comme « une adorable entité bâtarde d’Afrik du Zud, issue de l’amour de plusieurs cultures, noires, blanches, colorées et extraterrestres (…) ».

Bon, c’est pour de rire, donc, mais le truc a le mérite d’être pas trop mal foutu dans son délire bling-bling plouc façon Ali G ou Puppetmastaz. Pour tout dire, on pensait être en présence d’un fake pour faire la promotion d’une marque (au hasard Puma, dont on peut voir le logo sur le site du groupe), mais comme le sérieux hebdomadaire sud africain Mail & Guardian a classé le groupe dans le top 5 des meilleurs singles locaux de 2009, on est tenté de prendre leur existence au sérieux.

source de l’article

Black Lips

19 février 2010

…Et puisqu’on en parlait hier et qu’ils passent aux (nuits du) Bota et que j’ai très envie de y’aller, voici…

LES BLACK LIPS !

Les Black Lips ont un son rappelant les Kinks des débuts : sale, chantant faux et enregistré en prise directe. Les compositions sont marquées par d’indéniables qualités mélodiques. Citons à ce titre : Buried Alive, Dirty Hands (sorte de pastiche de Beatles déglingués), Bad Kids. Le groupe se dit influencé par : Los saicos, The 13th Floor Elevators, Jacques Dutronc (dont ils ont repris une chanson), The Troggs, Love, Lollipop Shoppe, Kim Fowley, Brian Jones, Robitussin et Bo Diddley).

Les concerts des Black Lips sont entachés d’une solide réputation d’énergie. Ils sont connus aux États-Unis pour des prestations nues, mais également à base de vomissure, urine, feux d’artifice et autres poulets. Ca crache, ça cogne, ça joue n’importe où (jardin, salon, club, festival) et dans n’importe quelle position. Ces performances leur ont permis de se constituer un noyau dur de fans, voire d’être en passe de devenir un groupe culte.

Des articles publiés dans la presse américaine à la suite de l’excellent Let It Bloom (2005) ont fleuri (Spin, Stylus Magazine et Rolling Stone Magazine notamment). En mars 2007, ils ont été désignés « the hardest working band at the South by Southwest festival » à Austin, Texas, pour avoir joué une douzaine de fois en trois jours. Le site web du New York Times leur consacra à ce titre un reportage vidéo.

En décembre 2006 les Black Lips ont enregistré un nouvel album studio à Atlanta : Good Bad Not Evil. Pitchfork, le magazine qui a consacré Arcade Fire en 2005, le classe parmi les meilleurs disques de la rentrée 2007. Il fait suite à Los Valientes Del Mundo Nuevo (Premier album pour Vice Records). Ce dernier est un live à Tijuana enregistré dans un bar de prostituées. Le son y est particulièrement clair malgré des conditions d’enregistrement pour le moins chaotique.

En 2009, 200 Million Thousand sonne comme un retour aux sources. Le quatuor assure lui-même la production de l’album, c’est-à-dire, on ne peut plus minimaliste. Les morceaux (citons notamment Again & Again, Short Fuse et Starting Over) parviennent à trouver un fragile équilibre entre brouillons ratés et bijoux pop-rock, qui était l’essence même de leurs légendaires ancêtres d’Austin : The 13th Floor Elevators.

Pas la meilleure chanson, mais je trouve le clip assez chouette… Simple, brut, efficace; comme eux !

Navajo (Good Bad Not Evil/2007)

D-Day -17 !

19 février 2010

The Slits

11 février 2010

Yo les mecs !

The Slits (les « fentes »), vous connaissez ?(je dis ça parce qu’apparemment c’est culte, mais perso j’avais jamais entendu !)

Je suis tombé là dessus par un heureux hasard, et c’est vraiment cool !
Je pensais que c’était tout tout récent (genre ça me faisait penser à Animal Collective) mais… ça date des années 70 !
Un groupe de gonzesses donc comme l’indique son nom; ça oscille entre psyché, dub, Punk, Reines Prochaines-style, …  ça me plait bien moi !

The Slits (« les fentes » en anglais) est un groupe de punk rock féminin. Considérées comme les petites sœurs des Sex Pistols ou des Clash, elles furent sûrement parmi les premières musiciennes rock à s’affirmer avec autant d’énergie et de personnalité.

Formé en 1976, le groupe s’est formé autour de membres de The Flowers of Romance (avec Sid Vicious) et de The Castrators, Ari Up (Ariana Foster) (seule membre originelle restante), Palm Olive (Paloma Romera) (qui rejoindra The Raincoats), Kate Korus et Suzi Gutsy, ces trois dernières furent remplacées en 1977 par Viv Albertine et Tessa Politt et du batteur Budgie (Pete Clarke, venu des Spitfire Boys, et futur membre de Siouxsie and the Banshees) qui se fit lui même remplacer en 1979 par Bruce Smith.

Leur musique d’abord tournée vers un punk rock amusant et entraînant, néanmoins brute et rauque en live (le groupe fit d’ailleurs l’objet de trois Peel Sessions[1], plus tard éditées en disque), connut un tournant vers le reggae et le dub perdant sa brutalité initiale.

Dennis Bovell produit leur premier album Cut (Island Records). Cet album est le fruit d’un mélange entre esprit punk et groove reggae, sa couverture est elle aussi notable, les membres du groupe y posent en amazones dénudées, couvertes de boue.

Un nouvel album intitulé Trapped Animal est prévu pour octobre 2009.

La piste qui m’a fait du pied

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