Mugison

2 février 2009

Spéciale dédiace à Yannick et Jef !

L’Islande commence à nous faire de l’oeil !!! Bjork; Emiliana Torrini (gnueuuuu!); Sigur Ros… et voilà maintenant Mugison.

Je sais pas trop comment définir sa musique, sorte de rock/folk un peu à fleur de peau…  C’est pas incroyable, mais il y a des bons trucs.   Je copie/colle un petit article de xsilence car je sais pas trop quoi dire de plus…

L’Islande, terre de lave et de glace, a sû engendrer une scène musicale atypique, marquée par son isolement géographique et son climat instable, froid et minéral en surface, mais bouillonnant et perturbé à l’intérieur… Comme l’on est forcément marqué inconsciemment par notre cadre de vie, la musique islandaise se fait souvent l’illustration des paysages décharnés de l’île, agitée par des forces contraires… Sigur Ros est en sûrement le parfait exemple. C’est l’adéquation avec leur environnement qui fascine chez les artistes islandais, et plus largement sans doute, chez les habitants.

D’un autre côté, du fait du niveau de vie très élevé du pays, les islandais voyagent à moindres frais. Il est assez rare qu’un islandais ne parte pas. Même si l’île semble souvent fascinante, ses habitants peuvent en avoir ras-le-bol de vivre si isolés, et partent à un moment visiter et parfois s’installer dans d’autres pays. D’ou l’éclosion de pas mal de projets musicaux dont les influences se tournent vers l’extérieur. C’est le cas de Mugison, dont la musique s’est imprégnée des rencontres de voyages, alors qu’il sillonnait l’Europe avec son petit studio nomade, dont le premier album  » Lonely Mountain  » résulte. Toujours sur le label Accidental, créé par le preneur de sons allumé Matthew Herbert, Mugison publie un deuxième disque bien plus rock et délibérément bancal qui lorgne vers une folk rustre teintée de délires electro-psychédéliques fauchés.  » Mais où est l’Islande dans tout ça ? », me demandais-je, perplexe, arrivé à la moitié du disque… Une voix aux accents soul chantée dans un anglais sans accent, sur des arrangements pop déstructurés me rappelant beaucoup Sparklehorse, et dans les instants les plus rêches, Tom Waits. Une part des chansons sont des duos avec sa femme Rana et célèbrent une paix amoureuse très sympathique. Une autre est dédiée à des délires potaches, comme le franchement bordélique et jouissif  » Sad As a Truck « . Mais on est souvent pas loin de l’ennui. Alors que cet enchevêtrement mal rasé de styles pourrait produire un tout d’une grande orginalité, Mugison peine à se démarquer du lot en raison de bonnes idées bien trop souvent effleurées. Ce n’est qu’avec un morceau comme  » Salt  » où du coup le vent d’Islande revient souffler dans les enceintes, que Mugison me transporte, avec cette histoire de l’origine du sel contenue dans les larmes, racontée par une gamine…
Ce Mugison, dont les disques sont incontournables en Islande mais confidentiels ailleurs, bricole des chansons je-m’en-foutistes et donc assez attachantes, ne calcule rien, semble se contrefoutre de son style (electro? folk? pop? soul? blues?). Il parvient à nous plonger dans un petit musée des horreurs très personnel, un peu désamorcé par des influences jetées en vrac.

Quelques chansons pour vous faire une idée

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