My taylor is rich

27 février 2009

Philippe Starck nous explique en franglais le pourquoi du design devant une assemblée de personnes réunies pendant l’une des conférences de TED qui se tiennent tous les ans dans le désert de Monterey. Il est quasiment indispensable d’être francophone pour comprendre l’anglais de Starck. Michel Gondry a maintenant un concurrent sérieux.

Le principe des conférences TED est de réunir des personnalités des mondes de l’art, des sciences, de l’économie, de la politique ou de l’informatique et de « leur faire partager ce qu’ils ont de plus précieux : leurs idées. » Cela donne lieu à une foultitude de discours tous plus enthousiasmants, passionnants, inspirants les uns que les autres. Parmi les participants on retrouve les noms de Nicholas Negroponte (inventeur de l’ordinateur à 100$), les fondateurs de Google, Chris Bangle (ex designer chef de BMW), Al Gore (ex futur président des Etats Unis), Bill Gates.

Holy F*ck!

20 février 2009

Salut à tous !

Pour mon premier post sur Spare Ribs, j’ai choisi de partager avec vous cette interprétation live du morceau Lovely Allen par le groupe canadien Holy Fuck. Pour vous décrire ça simplement, ça fait penser à Sigur Ros qui prendrait de la caféïne en perfusion.

J’ai découvert ce groupe grace au podcast des Inrockuptibles il y a un petit moment déjà, mais je ne m’en lasse toujours pas. Personnellement, j’adore cette version qui est la plus énergique de toutes celles qui circulent sur le web. Je trouve le batteur particulièrement excellent.

Gimme one more spare rib !

C’est suffisamment chouette pour le faire savoir, le nouvel opus des Black Lips, 200 Million Thousand (à sortir le 24 février); est écoutable intégralement sur last.fm !  Rien qu’à écouter la première on sait déjà si on va aimer ou pas… Ca les résume pas mal.

Wikipedia a dit :

Les Blacks Lips sont un groupe de garage rock originaire d’Atlanta (Géorgie aux États-Unis) formé en 2000. Ils se définissent eux-mêmes comme un groupe de « Flower Punk ».

Les Black Lips ont un son rappelant les Kinks des débuts : sale, chantant faux et enregistré en prise directe. Les compositions sont marquées par d’indéniables qualités mélodiques. Citons à ce titre : Buried Alive, Dirty Hands (sorte de pastiche de Beatles déglingués), Bad Kids. Le groupe se dit influencé par : Los saicos, The 13th Floor Elevators, Jacques Dutronc (dont ils ont repris une chanson), The Troggs, Love, Lollipop Shoppe, Kim Fowley, Brian Jones, Robitussin et Bo Diddley).

Les concerts des Black Lips sont entachés d’une solide réputation d’énergie. Ils sont connus aux États-Unis pour des prestations nues, mais également à base de vomissure, urine, feux d’artifice et autres poulets. Ca crache, ça cogne, ça joue n’importe où (jardin, salon, club, festival) et dans n’importe quelle position. Ces performances leur ont permis de se constituer un noyau dur de fans, voire d’être en passe de devenir un groupe culte.

Des articles publiés dans la presse américaine à la suite de l’excellent Let It Bloom (2005) ont fleuri (Spin, Stylus Magazine et Rolling Stone magazines notamment). En mars 2007, ils ont été désignés « the hardest working band at the South by Southwest festival » à Austin, Texas, pour avoir joué une douzaine de fois en trois jours. Le site web du New York Times leur consacra à ce titre un reportage vidéo.

En décembre 2006 les Black Lips ont enregistré un nouvel album studio à Atlanta : Good Bad Not Evil. Pitchfork, le magazine qui a consacré Arcade Fire en 2005, le classe parmi les meilleurs disques de la rentrée 2007. Il fait suite à Los Valientes Del Mundo Nuevo (Premier album pour Vice Records). Ce dernier est un live à Tijuana enregistré dans un bar de prostituées. Le son y est particulièrement clair malgré des conditions d’enregistrement pour le moins chaotique.

Pour ma part on m’avait refilé depuis peu leur album Good Bad Not Evil (justement) qui était excellent…

A écouter :

Amateurs du son de l’étrange, ceci est pour vous !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Gangpol Und Mit ce sont pas des allemands mais bien des français pur jus qui cuisinent une électro aux saveurs… particulière, mais qui mérite d’être goûtée !

On est bien loin ici de la french touch de Daft Punk et autres Justices; Gangpol c’est des petits sons croquignolets qui fusent dans tous les sens, à faire pleurer une carte mère.

La seule fois que j’ai entendu parler d’un de leurs concerts en Belgique, c’était au Recyclart (qui l’eut cru), en pleine après-midi, et pour rentrer, il fallait être muni…. d’un enfant.  A défaut de cousin volontaire, je n’ai pas eu la chance de les voir…  Mais vengeance, j’ai trouvé leur superbe CD Disque compact, pièces détachées, qui est vraiment super chouette et que je vous recommande chaudement.

Bonne nouvelle, leur dernier opus (The Hopelessly Sad Story Of The Hideous End Of The World) a fait son trou sur internet… Des mois que j’essayais de le chopper !!!

C’est celle-ci qui m’a accroché la première fois… A partir de 1’10, c’est de la folie pure jus !

Et la bande de lancement(?) du dernier album :

Mugison

2 février 2009

Spéciale dédiace à Yannick et Jef !

L’Islande commence à nous faire de l’oeil !!! Bjork; Emiliana Torrini (gnueuuuu!); Sigur Ros… et voilà maintenant Mugison.

Je sais pas trop comment définir sa musique, sorte de rock/folk un peu à fleur de peau…  C’est pas incroyable, mais il y a des bons trucs.   Je copie/colle un petit article de xsilence car je sais pas trop quoi dire de plus…

L’Islande, terre de lave et de glace, a sû engendrer une scène musicale atypique, marquée par son isolement géographique et son climat instable, froid et minéral en surface, mais bouillonnant et perturbé à l’intérieur… Comme l’on est forcément marqué inconsciemment par notre cadre de vie, la musique islandaise se fait souvent l’illustration des paysages décharnés de l’île, agitée par des forces contraires… Sigur Ros est en sûrement le parfait exemple. C’est l’adéquation avec leur environnement qui fascine chez les artistes islandais, et plus largement sans doute, chez les habitants.

D’un autre côté, du fait du niveau de vie très élevé du pays, les islandais voyagent à moindres frais. Il est assez rare qu’un islandais ne parte pas. Même si l’île semble souvent fascinante, ses habitants peuvent en avoir ras-le-bol de vivre si isolés, et partent à un moment visiter et parfois s’installer dans d’autres pays. D’ou l’éclosion de pas mal de projets musicaux dont les influences se tournent vers l’extérieur. C’est le cas de Mugison, dont la musique s’est imprégnée des rencontres de voyages, alors qu’il sillonnait l’Europe avec son petit studio nomade, dont le premier album  » Lonely Mountain  » résulte. Toujours sur le label Accidental, créé par le preneur de sons allumé Matthew Herbert, Mugison publie un deuxième disque bien plus rock et délibérément bancal qui lorgne vers une folk rustre teintée de délires electro-psychédéliques fauchés.  » Mais où est l’Islande dans tout ça ? », me demandais-je, perplexe, arrivé à la moitié du disque… Une voix aux accents soul chantée dans un anglais sans accent, sur des arrangements pop déstructurés me rappelant beaucoup Sparklehorse, et dans les instants les plus rêches, Tom Waits. Une part des chansons sont des duos avec sa femme Rana et célèbrent une paix amoureuse très sympathique. Une autre est dédiée à des délires potaches, comme le franchement bordélique et jouissif  » Sad As a Truck « . Mais on est souvent pas loin de l’ennui. Alors que cet enchevêtrement mal rasé de styles pourrait produire un tout d’une grande orginalité, Mugison peine à se démarquer du lot en raison de bonnes idées bien trop souvent effleurées. Ce n’est qu’avec un morceau comme  » Salt  » où du coup le vent d’Islande revient souffler dans les enceintes, que Mugison me transporte, avec cette histoire de l’origine du sel contenue dans les larmes, racontée par une gamine…
Ce Mugison, dont les disques sont incontournables en Islande mais confidentiels ailleurs, bricole des chansons je-m’en-foutistes et donc assez attachantes, ne calcule rien, semble se contrefoutre de son style (electro? folk? pop? soul? blues?). Il parvient à nous plonger dans un petit musée des horreurs très personnel, un peu désamorcé par des influences jetées en vrac.

Quelques chansons pour vous faire une idée

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